L’association COCCOLOBA: un moteur culturel pour le cinéma à Saint-Barth
Sur une île où la vie culturelle peut parfois être perçue comme dominée par les événements saisonniers ou les traditions musicales, COCCOLOBA s’impose comme une force discrète mais déterminante dans la revitalisation du 7e art. Fondée il y a plusieurs années par un noyau de passionnés, cette association s’est donnée pour mission de faire du cinéma un art accessible à tous, loin des salles commerciales et des logiques exclusives. Elle organise des projections, des débats, des ateliers pédagogiques et collabore avec d’autres initiatives locales, telle que le Coccoloba, un atout beauté et bien-être naturel à découvrir en 2026, pour tisser des liens entre les expressions artistiques.
Le nom même de COCCOLOBA, inspiré d’une plante endémique des Caraïbes, symbolise cette ancrage dans le territoire et cette volonté de puiser dans les racines locales pour nourrir une culture vivante. L’association ne se contente pas de projeter des films: elle crée un espace de dialogue, d’échange et d’éducation artistique, souvent en lien avec les jeunes générations. Son action s’inscrit dans une démarche plus large de valorisation des talents locaux, à l’image de ce que l’on retrouve dans d’autres sphères créatives de l’île.
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Question 1: Quel est le principal objectif de l’association COCCOLOBA en 2026?
Roland Gréaux et Davy Magras: les visages de l’engagement bénévole
Roland Gréaux et Davy Magras incarnent cette énergie silencieuse mais puissante qui anime COCCOLOBA. Tous deux résidents de longue date à Saint-Barthélemy, ils ont grandi dans un environnement où la culture n’était pas toujours mise en avant, ce qui a renforcé leur détermination à combler ce vide. Roland, ancien enseignant, apporte une rigueur pédagogique à chaque projet, tandis que Davy, doté d’un réseau étendu dans le monde du cinéma indépendant, joue un rôle clé dans la sélection des films et l’organisation logistique des événements.
Leur complémentarité est frappante: là où Roland excelle dans la structuration des projets et l’animation d’équipes de bénévoles, Davy brille par son ouverture aux nouvelles tendances cinématographiques et ses capacités d’adaptation aux contraintes insulaires. Ensemble, ils ont initié des cycles de films sur des thèmes forts — l’environnement, l’identité antillaise, la transmission intergénérationnelle — qui ont suscité un réel engouement. Leur travail s’inscrit également dans une démarche plus large de valorisation des savoirs locaux, à l’instar de ce que l’on retrouve dans l’approche de Flavie Labbé, inspirée par la nature en 2026.
Les initiatives de COCCOLOBA: un cinéma vivant et accessible
Chaque année, COCCOLOBA propose une programmation dense et variée, pensée pour toucher un large public. Les projections en plein air, organisées sur la pelouse du musée territorial ou dans les jardins publics de Gustavia, attirent aussi bien les familles que les cinéphiles chevronnés. En 2026, l’association a notamment lancé un cycle intitulé « Récits des îles », consacré à des œuvres produites dans les Caraïbes françaises, permettant aux habitants de se reconnaître dans des histoires proches de leur réalité.
Par ailleurs, des ateliers de réalisation sont régulièrement proposés aux jeunes, encadrés par des professionnels invités. Ces sessions leur permettent d’aborder les bases du scénario, du cadrage ou du montage, parfois avec des outils numériques simples. Certains de ces courts métrages sont ensuite projetés lors d’une soirée spéciale, devenant ainsi une vitrine pour les talents locaux.
Ce type d’initiative renforce le sentiment d’appartenance et participe à la construction d’une identité culturelle forte, à l’image de ce que l’on retrouve dans d’autres domaines comme la musique ou les arts plastiques.
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Le défi du cinéma à Saint-Barth: entre passion et contraintes insulaires
Même si l’enthousiasme est palpable, l’exercice n’est pas sans obstacles. L’insularité de Saint-Barthélemy complique l’accès à certains films, en particulier ceux qui ne sont pas distribués numériquement. Le matériel de projection, fragile, doit être soigneusement entretenu, et les bénévoles doivent parfois se former eux-mêmes aux techniques de maintenance.
De plus, la saisonnalité touristique influence fortement l’affluence: les mois d’hiver attirent un public plus nombreux, tandis que l’été, plus calme, nécessite une adaptation de la programmation.
Le financement reste un enjeu central. COCCOLOBA vit grâce à des subventions locales, des partenariats avec des commerces de l’île et des dons ponctuels. Aucun grand mécène n’a encore été identifié, ce qui oblige l’association à une gestion rigoureuse de ses ressources.
Malgré ces contraintes, l’engagement des bénévoles, porté par des figures comme Roland et Davy, assure une continuité remarquable. Leur travail fait écho à d’autres initiatives bénévoles sur l’île, comme celles qui soutiennent la passion d’Odette Lédée pour le crochet en 2026.
L’avenir du 7e art à Saint-Barth: perspectives et ambitions
L’avenir de COCCOLOBA s’écrit désormais avec des ambitions renouvelées. L’un des projets phares pour 2027 est la création d’un fonds de préservation des films documentant la vie à Saint-Barth depuis les années 1970. Ces archives visuelles, souvent dispersées ou mal conservées, représentent un patrimoine précieux.
L’association souhaite numériser ces images et organiser des soirées « mémoire », où les anciens pourront raconter ce qu’ils voyaient à l’écran dans leur jeunesse.
Par ailleurs, l’idée d’un petit espace de cinéma permanent, même modeste, fait son chemin. Ce ne serait pas une salle de multiplex, mais un lieu intimiste, polyvalent, pouvant accueillir des projections, des débats ou des expositions photographiques. Ce projet, encore à l’étude, symboliserait la reconnaissance d’un cinéma local ancré dans son territoire, mais ouvert au monde.
Il s’inscrirait dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine immatériel, à l’image de ce que l’on retrouve dans la transmission du savoir-vivre à travers le vin en 2026.
Questions fréquentes
Quand et où se déroulent les projections de COCCOLOBA?
Les événements ont lieu principalement de novembre à avril, en fonction de la saison touristique. Les lieux varient: pelouse du Musée du Wall House, jardin de la médiathèque, ou parvis de l’école primaire de Lorient. Les dates sont annoncées sur les réseaux sociaux et dans le Journal de Saint-Barth.
Comment peut-on devenir bénévole auprès de COCCOLOBA?
Toute personne motivée peut contacter l’association via sa page Facebook ou par courriel. Aucune compétence technique n’est requise au départ: des formations sont proposées pour l’accueil, la projection ou la communication.
Les films sont-ils sous-titrés pour les touristes anglophones?
Oui, pour les films francophones, des sous-titres en anglais sont systématiquement proposés. L’association veille à l’inclusion de tous les publics.
Les projections sont-elles gratuites?
La plupart des projections en plein air sont gratuites, financées par des partenariats. Certains événements spéciaux, comme des soirées avec invités ou des cycles thématiques, peuvent demander une participation symbolique.
COCCOLOBA collabore-t-elle avec d’autres îles des Caraïbes?
Oui, l’association entretient des liens avec des collectifs similaires à la Guadeloupe, à Saint-Martin et à Curaçao, permettant d’échanger films, idées et bénévoles dans le cadre de festivals régionaux.