Coccoloba : l’écosystème créatif de Saint-Barth en 2026

07/02/2026

|

Temps de lecture : 6 minutes

Clara Morel

Le magazine Coccoloba: un miroir de la vie à Saint-Barth

Coccoloba n’est pas un simple périodique: c’est une fenêtre ouverte sur l’âme de Saint-Barthélemy. Chaque numéro, publié trimestriellement par Titeditions sas, capture les rythmes, les lumières et les silences de l’île avec une précision presque sensorielle. Ce n’est pas une collection d’articles sur le tourisme de luxe, mais une immersion dans les gestes quotidiens: le café partagé sur un balcon en pierre, le chant des oiseaux au lever du jour, la lenteur des après-midi où le temps semble suspendu.

Ce magazine ne cherche pas à vendre une image, il la respire.

La rédaction, menée par Claire Richer, privilégie les récits intimes. Une série de reportages sur les pêcheurs de l’anse de Colombier révèle comment ils utilisent encore les lignes à main, les mêmes que leurs grands-parents. Un autre numéro suit la fabrication d’un tissu en coton tissé à la main par une artisan de Gustavia, depuis le lavage des fibres jusqu’au dernier ourlet.

Chaque mot, chaque photo, chaque choix de typographie est une déclaration d’amour silencieuse pour ce qui résiste à l’uniformisation.

Couverture du magazine Coccoloba, édition printemps 2026, avec une photo d’une femme artisan en train de tisser un tissu coloré au bord de la mer, fond blanc et écriture sobre en noir

Le ton est toujours léger, jamais pompeux. Les textes, rédigés en français et en anglais, sont signés par une équipe locale: Anita Delente pour la publicité, Charlotte Poutriquet pour la maquette, avec des contributions régulières de Vincent Lormelle, Claire Mozer, et Maureen Bassage. La photographie, souvent signée JJR Tropical ou Anita Delente elle-même, joue un rôle central.

Les images ne sont pas des décors, elles sont des personnages. Un regard, une main qui touche la pierre, une ombre projetée sur un mur de corail — chaque cliché raconte plus qu’il ne montre.

Un calculateur pour comprendre l’impact de l’artisanat local

Combien de fois un visiteur achète un objet artisanal sans se demander ce qu’il soutient réellement? Coccoloba a conçu un outil simple, mais puissant, pour mesurer l’empreinte économique et culturelle d’un achat local.

Quel impact a votre achat artisanal à Saint-Barth?

Indiquez le prix de votre achat et découvrez combien de jours de travail, d’emplois locaux et de savoir-faire préservés vous soutenez.

Votre achat soutient jours de travail artisanal et emplois locaux.

Ces compétences sont transmises depuis générations.

Les artisans de Saint-Barth: entre transmission et innovation

Les créateurs de Saint-Barth ne sont pas des répliques vivantes du passé. Ils sont des passeurs, mais aussi des réinventeurs. Une céramiste utilise des argiles locales, mais intègre des motifs inspirés des tissus des Antilles.

Un joaillier fond des métaux recyclés pour créer des pièces qui évoquent les coquillages des récifs, mais avec des lignes contemporaines. Le savoir-faire n’est pas figé, il est vivant.

Les ateliers, souvent cachés derrière des murs de corail, ne sont pas des musées. Ce sont des lieux où les enfants viennent observer, où les apprentis passent des années à apprendre la patience. L’un d’eux, dans l’atelier de la rue du Gouverneur, enseigne à des jeunes de la région la technique de la cire perdue, une méthode ancestrale.

Il ne demande pas de paiement, seulement un engagement: « Gardez ce savoir, et un jour, transmettez-le. »

La marque Coccoloba met en lumière ces histoires, non pour les transformer en récits de succès, mais pour les rendre visibles. Elle ne parle pas de « produits », mais de « traces ». Une trace de main, de temps, d’observation de la nature.

Ce qui rend ces objets précieux, ce n’est pas leur prix, mais ce qu’ils portent de l’île — son vent, sa lumière, sa mémoire.

Artisan en train de modeler une pièce de céramique à la main dans son atelier de Saint-Barth, fond de pierres locales et outils traditionnels, lumière naturelle du matin

Un quiz: quelle est votre connexion à l’artisanat local?

Êtes-vous un acheteur occasionnel, un soutien actif, ou un véritable protecteur des savoir-faire locaux? Ce quiz vous invite à réfléchir à votre rôle dans l’écosystème culturel de Saint-Barth.

Votre lien avec l’artisanat local à Saint-Barth

Quand vous achetez un objet fait main à Saint-Barth, quel est votre principal moteur?

Quelle est votre attitude face aux produits de masse comparés aux créations locales?

L’empreinte de Coccoloba à Nouméa: un reflet ou une influence?

Le site officiel du tourisme en Nouvelle-Calédonie mentionne une entité nommée « Coccoloba – Nouméa ». Cette référence, bien que brève, ouvre une piste fascinante. Est-ce une homonymie?

Un projet inspiré? Une collaboration inconnue? Les deux îles partagent des caractéristiques profondes: une histoire coloniale, une biodiversité exceptionnelle, et une culture créole en mutation.

À Nouméa, la création locale est aussi vivante. Des ateliers de tissage en fibres naturelles, des céramistes qui utilisent les argiles du sud, des cuisiniers qui réinventent les recettes kanak avec des produits locaux. L’esprit qui anime ces créateurs est proche de celui de Saint-Barth: respect pour la matière, lenteur dans la fabrication, lien fort avec la terre.

La présence du nom « Coccoloba » dans les deux lieux ne semble pas accidentelle. Peut-être que le modèle développé à Saint-Barth — média indépendant, valorisation silencieuse, rapprochement entre artistes et public — a été perçu comme un exemple à suivre.

Il n’existe pas de lien officiel entre les deux entités. Mais leur convergence suggère une tendance plus large: dans les territoires insulaires, les habitants cherchent des voies pour préserver leur identité sans se cloîtrer. Coccoloba, en tant que marque, incarne cette possibilité: être ancré dans son lieu, tout en offrant un modèle universel de respect et de transmission.

Atelier d

Questions fréquentes

Le magazine Coccoloba est-il disponible en ligne?

Oui, chaque numéro est consultable gratuitement sur le site de Titeditions sas, dans sa version numérique interactive. Les articles sont également diffusés sur les réseaux sociaux de la marque, avec des vidéos des artisans et des extraits des reportages.

Les artisans mentionnés dans Coccoloba vendent-ils en ligne?

La plupart préfèrent les ventes directes, en atelier ou lors de marchés locaux. Cependant, certains ont développé des boutiques en ligne simples, gérées par eux-mêmes, sans intermédiaire. Coccoloba ne vend pas directement, mais elle les oriente vers ces plateformes.

Le magazine Coccoloba est-il financé par des marques de luxe?

Il est entièrement autofinancé par les annonces de créateurs locaux, d’artisans et de petites entreprises saint-barthoises. Aucune grande enseigne internationale n’y figure. La publicité est limitée, discrète, et toujours liée au territoire.

Le nom « Coccoloba » a-t-il une signification particulière?

C’est le nom d’un arbre tropical originaire des Caraïbes, aux feuilles larges et aux fruits rouges. Il pousse spontanément sur les côtes de Saint-Barth. Pour les habitants, il symbolise la résilience: il pousse dans le sel, le vent, et la pierre, sans jamais perdre sa beauté.

Est-ce que Coccoloba organise des visites d’ateliers?

Oui, chaque trimestre, une visite guidée est organisée pour les résidents et les visiteurs. Les places sont limitées, réservées sur le site. Ces visites ne sont pas des tours touristiques, mais des rencontres intimes, dans la simplicité et le respect.